segunda-feira, 7 de março de 2011

La déesse couchante [Les litanies de la rose]


Mon amour couchant sur un lit de folles caresses
Ou un pré ivre de gestes verts en flammes--ma déesse couchéecomme une fleur infinie á la fenêtre ouverte de sa tige.La transparente couronne ou bien l'écume voûté de son parfum indocile voltigeant dans l'air sagement garni de oiseaux lumineux
ses yeux lumineux comme une lune séquestrée
ou un soleil captif brillant comme un ciel d'été
Le parfum un peu rugueux de son corps a demi-couché
s'élevant finement dans l'air comme la sage mousse d'un vol d' oiseau lointain
son visage serein éblouissant comme la foudre féconde du blé crépitant éclatant ou une admirable eau nue
brusquement du pré surpris et confondu,
son visage placide avait la pompe toujours aimable de la rose que s'ouvre soumise
au baiser excité du regard.
Ses cheveux soulignant les contours précieux de sa beauté en verre.
l'arbre féconde de la très jeune lumière, la couvrant comme un manteau de diamants
ou une nuage limpide
[ses cheveux courts lumineux se mouvant doucement comme un' après-midi étincelant d'oiseaux séduits par la couronne fragile, la délicate chimère très droite--rectiligne--de son vol]ma déesse finement ceinturée par la sage architecture de ses clairs odeurs,médite comme les fleurs qui l'entourent s'offrant avec une dignité précaire et fragile, pourtant résolue et décidée au mur éphémère du vent accroupi sous l' ossature fatiguée des arbresdont les couleurs tendus presque timidement déployés surprises en pleine fleuraison se dépouillent des objets despotiques qui les enfermaientle jour hérissé de ses couleurs rebelles
ou se baigne mon amour
causant avec le fragile printemps qui avec l' éclat précieux de son visage tranquille a construit le plus beau de ses jours.



[Na imagem, Henri Matisse, "Odalisque"

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