terça-feira, 8 de março de 2011

Le paysage souffrant: prière païenne pour le jour


mature
la coupe incandescente du matin
se penche sur
la pourriture audacieuse des routes.


toi mon oiseau concis, momentané éclat de vent
a peine entamé

ton trajet ouvert sur les sentiers généreux du silence
aux ailes démesurées
Toi tu ne t'égares jamais
à l'intérieur de la couronne improbable de ton vol
Oh sage mouette!
la terre est complète ceinturé par la chair souffrante de l'aube
le poudre de ses matins.
La terre est complète pourquoi, alors, la flêtrir avec la blessure imposée et obtuse,
--insolente--
du divin?
[Sur l'image: paysage de Van Gogh]

le soir mûr comme un fruit mûr




Mourir, dit-elle


De cette main féroce et indéchiffrable même pour moi
je brandis les rêves
les impitoyables rêves
la blessures des rêves
La clairière des rêves
les épaules fécondes du silence
où s'abritent mes rêves
en préméditée désordre .

la tache difficilement tangible de la mémoire enragée
cherchant comme un ciel ou un cible
la tête turgescente qu' elle bouscule
continument de bourdonnements funèbres délétères
et fidélités sagement involontaires.

les chuchotements je me mets alors à perpétrer que je trouve
un jour plus tard prisonniers de ma bouche éclairée
par la cage ombrée des dents comme des doigts fanés
comme un songe réveillé
comme un soudain éclat [ou phosphorescence...]
d' ailes abandonnées

la lumière verticale et autoritaire coupant l' après-midi
comme un dard intoxiqué
du jour acéré le bleu démoli
la purée de la lumière empoisonnée
touts eux comme des routes folles
des âmes oisives
des fureurs malades ou bien des démences fragiles et chétives
ou des fous définitifs
des coups surs
tâchant tous comme des arbres obsédées
ou d' impossibles rêves creux et impurs
d' ouvrir le soir comme un fruit mûr

...............................................................

et moi qui chante mon chant blanc illimité et cru
comme un chien dévasté de faim et dru
ou bien un voyage à deux faces en plus
ou encore un rêve providentiel sagement disparu






[Dans l'image: photograme de "HIroshima Mon Amour film d' Alain Resnais

onde o espelho criador da vontade
longo tempo suprimida
subitamente desmoronada a casa insensata de cálculos
e louvores pousa
simplesmente
e canta
ou arde de imprevistos

lêvedos rumores cor de branda e sábia esmeralda...
[Na imagem: Claude Monet "Pont Japonais"

segunda-feira, 7 de março de 2011

La déesse couchante [Les litanies de la rose]


Mon amour couchant sur un lit de folles caresses
Ou un pré ivre de gestes verts en flammes--ma déesse couchéecomme une fleur infinie á la fenêtre ouverte de sa tige.La transparente couronne ou bien l'écume voûté de son parfum indocile voltigeant dans l'air sagement garni de oiseaux lumineux
ses yeux lumineux comme une lune séquestrée
ou un soleil captif brillant comme un ciel d'été
Le parfum un peu rugueux de son corps a demi-couché
s'élevant finement dans l'air comme la sage mousse d'un vol d' oiseau lointain
son visage serein éblouissant comme la foudre féconde du blé crépitant éclatant ou une admirable eau nue
brusquement du pré surpris et confondu,
son visage placide avait la pompe toujours aimable de la rose que s'ouvre soumise
au baiser excité du regard.
Ses cheveux soulignant les contours précieux de sa beauté en verre.
l'arbre féconde de la très jeune lumière, la couvrant comme un manteau de diamants
ou une nuage limpide
[ses cheveux courts lumineux se mouvant doucement comme un' après-midi étincelant d'oiseaux séduits par la couronne fragile, la délicate chimère très droite--rectiligne--de son vol]ma déesse finement ceinturée par la sage architecture de ses clairs odeurs,médite comme les fleurs qui l'entourent s'offrant avec une dignité précaire et fragile, pourtant résolue et décidée au mur éphémère du vent accroupi sous l' ossature fatiguée des arbresdont les couleurs tendus presque timidement déployés surprises en pleine fleuraison se dépouillent des objets despotiques qui les enfermaientle jour hérissé de ses couleurs rebelles
ou se baigne mon amour
causant avec le fragile printemps qui avec l' éclat précieux de son visage tranquille a construit le plus beau de ses jours.



[Na imagem, Henri Matisse, "Odalisque"