segunda-feira, 4 de abril de 2011

"Manhã"


a lepra da atmosfera

a lepra atmosférica

a lepra esférica

a doença esférica a feérica infecção da dor

o sono turvo reduzido a cinzas

a mão inteira cheia de crimes e repleta de solidão a massa parda da madrugada encapelada fitando de fora em completo silêncio o interior em desalinho

sem sossego o rolo infinito do vento

encarniçando-se em torno do cadáver oblíquo da escada


o verão feroz tomando balanço para entrar por sua vez

em triunfo na janela destruida já da vida, recém-apagada.


[na imagem "Gólgota" colagem sobre papel impresso. Sobre uma reprodução de uma Madonna de Munch.

"A Dífícil Primavera" para António Ramos Rosa e para a memória de Eugénio de Andrade



a lepra da atmosfera


a lepra atmosférica


a lepra esférica a doença esférica


a infecção féerica




o ruído íngreme da música


sacudindo cada leve folha do pensar.




[Na imagem: colagem "A Primavera: Fotomaton" de Carlos Machado Acabado]

terça-feira, 8 de março de 2011

Le paysage souffrant: prière païenne pour le jour


mature
la coupe incandescente du matin
se penche sur
la pourriture audacieuse des routes.


toi mon oiseau concis, momentané éclat de vent
a peine entamé

ton trajet ouvert sur les sentiers généreux du silence
aux ailes démesurées
Toi tu ne t'égares jamais
à l'intérieur de la couronne improbable de ton vol
Oh sage mouette!
la terre est complète ceinturé par la chair souffrante de l'aube
le poudre de ses matins.
La terre est complète pourquoi, alors, la flêtrir avec la blessure imposée et obtuse,
--insolente--
du divin?
[Sur l'image: paysage de Van Gogh]

le soir mûr comme un fruit mûr




Mourir, dit-elle


De cette main féroce et indéchiffrable même pour moi
je brandis les rêves
les impitoyables rêves
la blessures des rêves
La clairière des rêves
les épaules fécondes du silence
où s'abritent mes rêves
en préméditée désordre .

la tache difficilement tangible de la mémoire enragée
cherchant comme un ciel ou un cible
la tête turgescente qu' elle bouscule
continument de bourdonnements funèbres délétères
et fidélités sagement involontaires.

les chuchotements je me mets alors à perpétrer que je trouve
un jour plus tard prisonniers de ma bouche éclairée
par la cage ombrée des dents comme des doigts fanés
comme un songe réveillé
comme un soudain éclat [ou phosphorescence...]
d' ailes abandonnées

la lumière verticale et autoritaire coupant l' après-midi
comme un dard intoxiqué
du jour acéré le bleu démoli
la purée de la lumière empoisonnée
touts eux comme des routes folles
des âmes oisives
des fureurs malades ou bien des démences fragiles et chétives
ou des fous définitifs
des coups surs
tâchant tous comme des arbres obsédées
ou d' impossibles rêves creux et impurs
d' ouvrir le soir comme un fruit mûr

...............................................................

et moi qui chante mon chant blanc illimité et cru
comme un chien dévasté de faim et dru
ou bien un voyage à deux faces en plus
ou encore un rêve providentiel sagement disparu






[Dans l'image: photograme de "HIroshima Mon Amour film d' Alain Resnais

onde o espelho criador da vontade
longo tempo suprimida
subitamente desmoronada a casa insensata de cálculos
e louvores pousa
simplesmente
e canta
ou arde de imprevistos

lêvedos rumores cor de branda e sábia esmeralda...
[Na imagem: Claude Monet "Pont Japonais"